L’émotion et ses intuitions

Publié chez l’Harmattan dans le cadre des universités d’été de l’AIGS

Faut-il se méfier de nos émotions ? Voilà sans doute la plus grande question que nous nous posons quand elle se présente à nous. Une décision « émotionnelle », c‘est une décision irrationnelle. Face à une personne au tempérament « émotionnel », nous sentons que nous allons devoir gérer ses réactions émotionnelles qu’elle-même est incapable de gérer. Nous avons en effet tous cette impression que nos émotions nous écartent de la raison tandis que le rationnel porte les décisions les plus sensées. Et pourtant, pouvons-nous pour autant écarter l’émotion de nos vies ?

Il est vrai qu’émotion est souvent synonyme d’impulsivité. Au départ de tous les actes de violence, il y a une sensation brulante qui embrase notre corps et le pousse à relâcher l’excès de tension. Nous devenons irritables, réactifs, notre esprit scanne toutes les injustices et les agressions potentielles, etc. Pour éviter l’explosion, nous nous tournons alors vers la raison.

C’est en effet un bel outil que nous avons à notre disposition et que l’observation de notre cerveau par la neuropsychologie a confirmé. L’activation de notre cortex, siège de la pensée, capable d’organisation et de réflexion, a pour conséquence d’inhiber le reptilien et le système limbique, deux parties de notre cerveau responsables de nos réactions émotionnelles. En d’autres termes, penser à froid évite de réagir à chaud. La célèbre expérience du Marshmallow de Walter Michel a longuement étudié ce processus. On met un enfant face à une friandise et on lui propose un choix. Il peut soit la manger tout de suite, soit attendre le retour de l’expérimentateur – on ne sait combien de temps il sera parti – et, pour le féliciter de sa patience, il recevra alors une friandise supplémentaire. C’est donc un plaisir immédiat ou un plaisir plus grand mais à plus long terme. Les enfants – aspirant tous à manger deux marshmallows – entrent alors dans une expérience difficile consistant à contrôler leur envie de le dévorer sur le champ en vue d’obtenir la récompense. Cette capacité est la maitrise de soi. Et les nombreuses données de cette expérience ont montré à quel point cette compétence, basée sur notre capacité à favoriser l’esprit sur l’émotion, est importante et corrélée à une meilleure réussite personnelle et professionnelle.

Rationnaliser nos décisions, attendre 24h avant de répondre à un mail conflictuel, tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, respirer avant d’agir, etc. Toutes ces stratégies nous apprennent à mieux gérer nos émotions, une des cinq compétences émotionnelles.

La biodiversité de nos émotions

Lorsque nous focalisons notre attention sur la gestion des émotions, nous parlons avant tout d’émotions négatives qu’il convient de contrôler pour éviter qu’elles ne prennent le dessus. Pourtant, notre paysage émotionnel est plus vaste et le bonheur ne signifie pas simplement faire disparaitre ces émotions négatives au profit de la joie. La colère, la peur et la tristesse, quand elles trouvent leur place dans notre vie, sont nécessaires à notre épanouissement. Faisons le point sur ces émotions de base :

La colère

La colère est surtout connue pour sa tendance à générer des conflits. Même s’il est vrai que des difficultés de communication peuvent nous pousser dans une certaine violence, il faut y voir l’échec de notre colère car, si nous explosons, c’est parce qu’elle a manqué de force et d’ancrage. En effet, la colère est le porte-étendard de nos valeurs et de notre identité. Elle s’active dès que nous ne nous sentons pas respectés ou reconnus dans ce qui est important pour nous. Quand elle est alignée sur une bonne connaissance de soi, elle peut alors s’exprimer sans violence. L’énergie qu’elle libère nous aide à communiquer quand nous avons besoin d’être entendu ou à agir pour tenter de changer les choses. Sans colère, nous vivrions dans un monde sans valeur, sans personne pour défendre la dignité de tous et combattre les injustices. Sans colère, nous habiterions en fait une terre de violence.

C’est donc une émotion à préserver et à protéger chez nos jeunes car elle leur permettra de devenir les humains qu’ils sont destinés à être et à devenir proactifs dans le développement de leur système de valeurs, de leur culture et de leur identité.

La peur

La peur est une émotion physiquement désagréable. Nous ressentons l’oppression, la boule au ventre, la gorge nouée, etc. Ces sensations, difficiles à endurer, nous amènent parfois à la percevoir comme menaçante. Mais considérer la peur comme un danger est hélas son plus grand piège car une peur que l’on évite deviendra vite une phobie. La peur n’est pas dangereuse, au contraire. Elle fonctionne comme un radar qui détecte toutes les menaces présentes ou futures potentielles et réalise des scénarios catastrophes qu’elle nous présente en format vidéo. Nous pouvons littéralement voir dans notre tête les conséquences de telle ou telle action. C’est donc une émotion très sécurisante à partir du moment où on la perçoit comme une lanceuse d’alerte nous permettant de nous préparer au mieux. Une personne sans peur est une personne qui va échouer car elle n’anticipera jamais les difficultés à surmonter.

La prise de conscience des crises climatiques et sociales que traverse notre société génère de nos jours de plus en plus de peur quant à notre avenir et, par conséquent, on peut observer que les actions pour tenter de changer les choses se multiplient. La peur est une émotion qui rend les hommes plus responsables de leur futur en les aidant à protéger leur sécurité et l’aboutissement de leurs projets.

La tristesse

En travaillant dans le milieu social, nous avons tous plus ou moins le désir de soulager une partie de la souffrance humaine. Pourtant, si la souffrance s’accompagne souvent de tristesse, être triste ne signifie pas souffrir. Dans le cas de la perte – que ce soit un être cher, un lieu, un projet – nous avons besoin de temps pour reconstruire notre vision du monde et notre vie pour y intégrer cette absence. La tristesse nous offre ce temps en maintenant un lien subjectif avec l’objet perdu. Quand nous sommes tristes, l’autre n’est pas complètement parti. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons tendance à maintenir cet état mélancolique en écoutant certaines musiques ou en regardant certaines photos nostalgiques. En d’autres termes, elle maintient l’amour.

Si la douleur est donc causée par la perte, la tristesse apparait alors pour rétablir la chaleur du lien et ce à deux niveaux. Au niveau relationnel, son expression resserre les liens avec ceux que l’on aime. Nous observons ainsi souvent cet instinct grégaire de rassemblement dans les périodes de deuil. Elle permet également un alignement sur notre identité. Des personnes en burn-out, c’est-à-dire en complète perte de sens vis-à-vis de leur vie professionnelle, décrivent souvent cette sensation d’être « à côté » d’elles-mêmes et peuvent ressentir cette tristesse témoin d’une partie oubliée de leur personnalité ne trouvant pas sa place dans leur vie. La tristesse est donc la gardienne des clés de notre humanité. Elle rétablit la connexion à nous-mêmes et à l’autre quand celle-ci est rompue.

La joie

Plus qu’une émotion plaisante à ressentir, la joie est un trésor de bienfaits pour notre santé physique et notre bien-être. D’une certaine manière, toutes les émotions négatives ont pour mission de ramener la joie au centre : la colère en rectifiant la situation, la peur en appelant à la sécurité et à la confiance et la tristesse en reconnectant notre identité profonde. La ressentir régulièrement est nécessaire à notre équilibre.

Mais la joie n’est pas seulement bonne pour nous, elle est aussi utile. D’un point de vue mental, en orientant notre attention et l’accessibilité à une partie de notre mémoire, elle va favoriser la créativité et l’apprentissage. Au contraire de la colère ou de la peur dont l’action resserre notre concentration sur les difficultés rencontrées afin d’y répondre efficacement, la joie ouvre notre réflexion, multiplie nos pensées de manière arborescente et aide notre regard à embrasser la globalité. Du côté relationnel, la joie est un facilitateur majeur des rencontres et du partage. De bonne humeur, nous pouvons facilement ressentir la fluidité et le plaisir à découvrir l’autre dans sa différence. Enfin, réagissant à la satisfaction de nos besoins et valeurs, la joie est le GPS de notre vie qui confirme à chaque fois que notre chemin prend une direction chargée de sens. Isabelle Filliozat qualifie à juste titre la joie d’émotion du « sens de la vie ».

L’émotion, une rationalité supérieure

Considérer l’émotion et la raison comme deux forces opposées est aujourd’hui dépassé. Les avancées des neurosciences ont largement déconstruit cette idée, notamment grâce aux travaux d’Antonio Damasio, neurologue et auteur de « L’erreur de Descartes » (Damasio, 1995). Il a démontré que l’émotion et la raison ne sont pas deux chemins différents de la réflexion et de la prise de décision mais plutôt deux étapes d’un même processus. L’émotion, née au cœur de notre cerveau, en est la première étape. Elle est directement reliée à nos perceptions externes et à notre intériorité. L’émotion est à comprendre comme un message, fruit de nombreux traitements d’informations inconscients et complexes. Garder le contact à nos émotions, c’est donc ouvrir le champ de nos perceptions et les enrichir de notre expérience.

Un instrument de précision

Mettons les émotions de côté un instant pour entrer dans un autre sujet : le mensonge. La vérité est aisément transformée dans les mots. Le langage verbal nous permet de dire à peu près tout ce que l’on veut. Cependant, tenir un mensonge, notamment quand les enjeux sont importants, nécessite une puissante maitrise de toutes les informations non-verbales que l’individu peut transmettre à son insu. C’est autrement plus compliqué. Un tel contrôle n’est d’ailleurs pas possible totalement et implique souvent certaines « fuites » du mensonge : une partie de notre corps qui, le temps d’un instant, trahit.

La recherche en psychologie criminelle a exploré cette question afin de former certains professionnels à la détection de la tromperie. De nombreux canaux de communication peuvent être impliqués dans la détection du mensonge : le langage non-verbal du corps, les expressions faciales, le langage verbal ou nos réactions physiologiques. Mais la complexité de la détection du mensonge est qu’aucune de ces observations ne peut être un indice suffisant pour valider qu’il y a effectivement tromperie. Dr Stephen Porter et Leanne ten Brinke (Porter & ten Brinke,  2010) préconisent de prendre en compte la totalité de ces informations et leurs interactions afin d’espérer tirer une conclusion sur la véracité d’un discours, ce que même des professionnels formés à la détection des signes de tromperie peinent à réaliser (Vrij, 2008).

Dr Leanne ten Brinke a décidé d’explorer cette question sous un angle particulier en se demandant si nous sommes capables de détecter inconsciemment les menteurs. Pour ce faire, elle a mené en 2014 une expérience interpellante (Leanne ten Brinke, 2014). Des individus ont visionné un interrogatoire où une personne accusée de vol prétendait être innocente. Dans certains cas, c’était un mensonge, dans d’autres la vérité. L’individu était ensuite invité à réaliser une tâche simple et chronométrée qui consistait à classer une série de mots tels que « cacher », « honnêteté » ou « trahir » en deux catégories : vérité ou mensonge. Les résultats ont montré que les individus confrontés à un menteur, avaient tendance à classer plus rapidement les mots de la catégorie mensonge et inversement. Cette influence montre que notre cerveau est bien capable de décoder spontanément l’entièreté des informations verbales et non-verbales perçues, de les connecter entre elles et d’évaluer s’il y a eu mensonge.

Si notre attention consciente n’est capable de se concentrer que sur une chose à la fois, les traitements inconscients de nos perceptions sont massifs, automatiques et réalisés en parallèle. En d’autres termes, nous sommes bombardés d’une quantité impressionnante d’informations parfois très fines que les parties non-conscientes de notre cerveau assimilent directement. Notre conscient n’étant pas capable de gérer tous ces signaux, il doit en filtrer les messages. L’émotion est le porte-parole de ces traitements inconscients et peut nous livrer une synthèse complète de ces perceptions ou même de réagir sur un détail pertinent.

Les origines du big-data

L’intuition est un objet de recherche qui interpelle la psychologie cognitive. Gary Klein s’est intéressé plus spécifiquement aux décisions intuitives prises dans un contexte d’extrême urgence. Dans son livre « Sources of power » (Klein, 1998), il décrit une situation racontée par un capitaine de pompier. Celui-ci intervient auprès d’une maison sans étage dont un feu s’est déclaré dans l’arrière-cuisine. L’équipe entre jusque dans le salon avec les lances et tente de l’éteindre. Après plusieurs tentatives infructueuses, le capitaine est mal-à-l’aise. Il sent que quelque chose cloche. Il finit par appeler son équipe et leur ordonne de sortir de la maison sur le champ. Décision heureuse car l’instant suivant, le sol du salon s’effondre. Le foyer de l’incendie se trouvait en fait sous la maison, dans une cave dont il ignorait totalement l’existence. Il n’avait pas conscience des détails qui suggéraient ce qui se tramait : la chaleur inhabituelle du salon et l’absence du bruit typique d’un incendie.

Dans son modèle de prise de décision sur la première constatation, Gary Klein explique la mécanique de ces intuitions. Les capitaines de pompier sont des professionnels expérimentés. Le cerveau rassemble l’ensemble de nos expériences et construit des modèles qui lui permettent d’analyser rapidement des situations, de repérer certains détails et anomalies invisibles aux yeux d’un novice et offrent une série de réponses possibles au problème rencontré. L’intuition apparait quand la réalité ne concorde pas à ces schémas transmettant alors une forte sensation que « quelque chose ne colle pas ».

A nouveau, l’émotion se fait le porte-parole de l’intuition. Non seulement elle nous transmet des perceptions très fines de la situation qui nous entoure mais elle est également capable de les analyser de manière quasi immédiate au travers de notre expérience. La quantité d’opérations mentales que cela représente s’apparente à un véritable Big data que notre cerveau conscient et rationnel serait incapable de gérer. Fort heureusement, tel n’est pas son rôle.

De l’émotion à l’intelligence émotionnelle

Nos émotions sont à l’image de Cassandre, princesse de Troie issue de l’Iliade. Apollon en tomba amoureux et, pour la séduire, lui offrit le don de prophétie. Mais Cassandre repoussa ses avances. Vexé mais ne pouvant lui reprendre ce qu’il avait donné, Apollon lui jeta une malédiction. Elle pourrait certes prédire l’avenir mais serait privée de la capacité de convaincre. C’est ainsi qu’elle annonça la guerre de Troie, la mort de Hector ou même la défaite de Troie s’ils accueillaient au sein de la cité le gigantesque cheval de bois resté sur la plage une fois l’armée grecque disparue. Mais personne ne l’écouta.

Voilà la métaphore de nos émotions. En contact avec des intuitions fulgurantes, on a en revanche rarement vu messages plus confus. L’émotion s’exprime par des expressions faciales, des sensations corporelles et subjectives – boule au ventre, malaise, légèreté, etc. – et des incitations à l’action. Elle nous dit comment nous devrions réagir – attaquer pour la colère, fuir pour la peur, s’arrêter pour la tristesse, etc. – mais elle ne dit pas pourquoi… Sans analyse de la situation par notre raison, l’émotion s’apparente à une pulsion aveugle. Ces réactions impulsives sont d’ailleurs souvent violentes et immorales. C’est pourquoi il est si difficile de faire confiance à nos émotions.

Voilà l’attitude à développer pour atteindre l’intelligence émotionnelle. Tout d’abord, il s’agit d’ouvrir la porte à nos émotions et de les accueillir avec bienveillance. C’est une étape de pleine conscience consistant à observer sans jugement et sans chercher à comprendre. Notre raison peut alors prendre le relais et imaginer les éléments que nous avons inconsciemment perçus et leurs interactions avec notre système de valeurs. Mais si notre mental est capable de générer des hypothèses, c’est l’émotion qui pourra en confirmer ou non la pertinence. Au fil de ses réflexions, une attention sera donc maintenue sur l’émotion afin d’observer ses réactions. Il arrive, par exemple, que la colère et l’agressivité d’un conflit se transforment soudainement en tristesse dès que l’on parvient à nommer précisément nos besoins. Si la tension reste, c’est que notre mental n’a pas encore compris ou rétabli la justesse de la situation.

Le rôle de la raison est donc de servir la crédibilité de l’émotion en comprenant son message et en le transformant en action efficace. Passer de l’émotion à l’intelligence émotionnelle, c’est permettre à l’émotion et la raison de trouver chacune leur place afin qu’elles travaillent en synergie. Parce que l’émotion sans raison est une compulsion et que la raison sans émotion tourne vite en rond, chacune doit comprendre qu’elle est indispensable. Alors seulement, notre cerveau pourra cesser de lutter contre lui-même et nous pourrons découvrir ce dont nous sommes capables dès que nous sommes en harmonie avec nous-mêmes : des êtres aux valeurs humaines positives et aux intuitions précises.

La récompense

 

Pour qu’une routine devienne durable, elle doit s’accompagner d’une récompense en fin d’habitude. Ce signal ancre l’action dans ton cerveau, la rendant plus facile et naturelle à reproduire.

Cependant, la récompense ne doit pas forcément être un plaisir immédiat ou un divertissement. Parfois, ce qui motive le plus, c’est l’impression de progrès ou d’accomplissement. Ressentir que tu as avancé, compris un concept difficile ou maîtrisé une nouvelle compétence peut être une récompense incroyablement puissante, et surtout durable dans le temps.

"J'ai bien mérité une petite pause !"

  • Particularités : Cette récompense repose sur un plaisir immédiat ou un moment agréable après l’effort. Bien qu’elle soit efficace pour initier une routine, son effet est souvent peu persistant dans le temps. Elle peut également rendre le travail dépendant de cette gratification externe, ce qui complique la régularité en l’absence de plaisir. 
  • Exemples :
    • Manger un carré de chocolat après une session d’étude.
    • Regarder une série ou jouer à un jeu après avoir terminé une tâche.
    • Écouter sa chanson préférée en guise de récompense.

"Un chapitre de plus terminé, je tiens le rythme."

  • Particularités : Cette forme de récompense se base sur la satisfaction de relever un défi ou d’atteindre un objectif. Elle est particulièrement utile pour se pousser hors de sa zone de confort et peut transformer des tâches fastidieuses en défis stimulants. Cependant, elle présente un risque : un échec peut entraîner un décrochage ou un manque de motivation si l’objectif n’est pas atteint.
  • Exemples :
    • Réussir à boucler un chapitre dans un temps limité.
    • Obtenir un score élevé sur un exercice ou un quiz. 
    • Viser d’excellents résultat à la session

"Ca y est ! J'ai compris !"

Exemples

  • Particularités : Cette récompense repose sur le sentiment de progresser, de comprendre ou d’évoluer. C’est la forme la plus durable et résistante, car même un échec peut devenir une opportunité d’apprentissage. Elle peut accompagner une personne tout au long de sa vie. Cependant, elle ne fonctionne que si la matière ou l’activité suscite un minimum d’intérêt.
  • Exemples :
    • Comprendre un concept qui paraissait compliqué.
    • Ressentir une amélioration dans ses compétences ou connaissances.
    • Être capable d’expliquer une notion à quelqu’un d’autre après l’avoir maîtrisée.
    • Échouer et comprendre pourquoi.

La stratégie

Une fois le premier pas réalisé, il est temps de te concentrer sur le comment faire. C’est ici que la méthode de travail devient essentielle. La stratégie te guide dans les actions à entreprendre pour progresser efficacement et atteindre tes objectifs.

Qu’il s’agisse de techniques de mémorisation, d’organisation ou de compréhension, cette étape te permet de structurer ton travail et de rendre chaque effort pertinent. Le but est de ne pas avancer au hasard, mais de mettre en place des outils adaptés à tes besoins.

Prends un moment pour réfléchir à ce dont tu as besoin : Quels aspects du cours te posent problème ? Cette réflexion te permettra de choisir une méthode de travail adaptée et te donnera une direction claire pour avancer. C’est ici que tout prend forme !

Si tu as déjà une stratégie en tête, il ne te reste à poser que quelques questions : est-ce que tu ressens qu’elle sera efficace ? Te permettra-t-elle de progresser de manière optimale ? Te sens-tu confiant dans ta méthode ?

Note sur 5 ta confiance dans cette stratégie

Tu n'as pas vraiment confiance

Il est tout à fait normal de ne pas réussir à tenir une routine si, au fond, tu doutes de son utilité. Si tu n’as pas confiance en ce que tu fais, il devient difficile de rester motivé et constant. Mais cette prise de conscience est une opportunité : elle peut t’aider à progresser dans deux options.

La première consiste à développer de nouvelles compétences en méthode de travail. Peut-être as-tu besoin de techniques plus adaptées ou de stratégies qui te correspondent mieux. Si c’est le cas, explore des ressources ou des modules sur les méthodes de travail pour enrichir ton approche.

La deuxième option est de travailler sur toi, au niveau émotionnel. Parfois, nos doutes viennent de croyances limitantes ou de peurs : peur d’échouer, sentiment de ne pas être à la hauteur, ou simplement fatigue émotionnelle. Apprendre à gérer ces émotions peut transformer ton rapport à ta routine et à tes études.

Tu n'as pas vraiment confiance

Il est tout à fait normal de ne pas réussir à tenir une routine si, au fond, tu doutes de son utilité. Si tu n’as pas confiance en ce que tu fais, il devient difficile de rester motivé et constant. Mais cette prise de conscience est une opportunité : elle peut t’aider à progresser dans deux options.

La première consiste à développer de nouvelles compétences en méthode de travail. Peut-être as-tu besoin de techniques plus adaptées ou de stratégies qui te correspondent mieux. Si c’est le cas, explore des ressources ou des modules sur les méthodes de travail pour enrichir ton approche.

La deuxième option est de travailler sur toi, au niveau émotionnel. Parfois, nos doutes viennent de croyances limitantes ou de peurs : peur d’échouer, sentiment de ne pas être à la hauteur, ou simplement fatigue émotionnelle. Apprendre à gérer ces émotions peut transformer ton rapport à ta routine et à tes études.

Tu n'as pas vraiment confiance

Il est tout à fait normal de ne pas réussir à tenir une routine si, au fond, tu doutes de son utilité. Si tu n’as pas confiance en ce que tu fais, il devient difficile de rester motivé et constant. Mais cette prise de conscience est une opportunité : elle peut t’aider à progresser dans deux options.

La première consiste à développer de nouvelles compétences en méthode de travail. Peut-être as-tu besoin de techniques plus adaptées ou de stratégies qui te correspondent mieux. Si c’est le cas, explore des ressources ou des modules sur les méthodes de travail pour enrichir ton approche.

La deuxième option est de travailler sur toi, au niveau émotionnel. Parfois, nos doutes viennent de croyances limitantes ou de peurs : peur d’échouer, sentiment de ne pas être à la hauteur, ou simplement fatigue émotionnelle. Apprendre à gérer ces émotions peut transformer ton rapport à ta routine et à tes études.

Tu as confiance

Si tu sens que ta méthode est efficace et qu’elle te correspond, alors tu es sur la bonne voie.

Il ne te reste plus qu’une étape pour finaliser ta routine : la récompense. Clique ci-dessous pour découvrir comment faire. Tu es presque au bout du chemin !

Tu as confiance

Si tu sens que ta méthode est efficace et qu’elle te correspond, alors tu es sur la bonne voie.

Il ne te reste plus qu’une étape pour finaliser ta routine : la récompense. Clique ci-dessous pour découvrir comment faire. Tu es presque au bout du chemin !

Le Premier pas

 

Pour qu’une routine ne s’effondre pas dès le départ, elle doit débuter par une action simple : le plus petit pas possible (P.P.P.P.). Si la routine peut être stressante ou fastidieuse, cette première étape doit, au contraire, apporter une forme de joie ou de satisfaction. Voici comment cette joie peut se manifester selon les différentes sources de motivation.

Le plaisir, source de motivation intrinsèque

 
Pour commencer ta routine, il est important de choisir une action qui s’enclenchera facilement et presque automatiquement. Cette première étape doit être simple et, surtout, agréable.

Pense à une petite action qui te fait plaisir. L’essentiel est qu’elle te donne envie de démarrer. Prends quelques instants pour réfléchir à ce qui pourrait devenir ton “petit déclencheur de plaisir” et associe-le à ta routine.

Exemples

  • Préparer une tasse de café ou de thé
  • Écouter une musique
  • Ouvrir la fenêtre et respirer
  • Allumer une bougie
  • Marcher
  • Discuter avec des amis
  • Faire du sport
  • Prendre du temps pour un hobby

Le désir, source de la motivation par objectif

 

Pour débuter ta routine, choisis une action qui réveille ton envie d’atteindre ton objectif ou qui en crée de nouveaux. Cette première étape n’a pas besoin de te faire avancer directement, mais elle doit raviver ta motivation et te connecter à ce que tu veux accomplir.

Cela peut être quelque chose de symbolique ou inspirant : relire une citation qui t’encourage, visualiser le résultat que tu espères atteindre, ou simplement te rappeler pourquoi cet objectif est important pour toi. L’idée est de raviver ton désir et d’installer une énergie positive pour te lancer dans ta routine avec enthousiasme. ✨

Exemples

  • Réfléchir et noter sur papier de nouveaux objectifs pour la semaine ou à plus long terme
  • Rêver de ton projet professionnel
  • Visualiser tes futurs compétences ou ton impact
  • Imaginer atteindre tes objectifs
  • Poser une intention pour la journée

Le soulagement, l'autre source de motivation par objectif

 

Pour démarrer ta routine, concentre-toi sur le soulagement qu’apporterait l’atteinte de ton objectif. Cette première étape doit t’aider à imaginer à quel point tu te sentiras libéré des contraintes une fois cet objectif atteint.

Pour cela, commence par visualiser les conséquences inconfortables si tu ne fais rien. Imagine ce que tu ressentirais en étant en retard, en accumulant du stress ou en ratant ton objectif. Ressens cet inconfort comme un signal qui te pousse à agir. Ensuite, projette-toi dans le soulagement que tu ressentiras si tu t’es lancé dans l’action. Visualise la pression qui s’allège, la satisfaction de voir une tâche terminée, et la liberté que tu gagneras. Cette double visualisation t’aidera à transformer l’inertie en élan pour commencer avec confiance.

Exemples

L’accumulation des tâches

Visualise-toi à la fin de la journée après avoir remis tout au lendemain. Ressens cette sensation d’avoir perdu ton temps, le poids des tâches non réalisées qui s’accumulent, et la frustration de devoir en faire encore plus demain. Maintenant, imagine-toi commencer à travailler sur une tâche dès maintenant. Ressens le soulagement de voir la liste se réduire, la satisfaction d’avoir pris de l’avance et la légèreté qui accompagne une journée productive.

La vaisselle qui sèche 

Imagine la pile de vaisselle laissée de côté, les restes qui sèchent, et la difficulté supplémentaire que tu auras à tout nettoyer plus tard. Ressens l’agacement et le temps perdu à frotter. Maintenant, visualise-toi en train de t’y mettre tout de suite. Ressens la facilité d’une vaisselle fraîche et rapide, la propreté immédiate de ton espace, et la satisfaction d’avoir évité un problème inutile.

Le danger de ne rien faire : l’échec

Projette-toi dans un futur où tu n’as rien fait pour atteindre ton objectif. Ressens l’angoisse de l’échec, l’amertume de ne pas avoir agi à temps, et les regrets qui t’envahissent. Maintenant, imagine-toi te mettre au travail dès maintenant. Ressens le soulagement de prendre le contrôle de la situation, la confiance qui grandit à chaque étape, et la perspective d’un résultat positif qui te motive à avancer.

La fierté, source de motivation basée sur les valeurs

Pour démarrer ta routine, choisis une action qui symbolise une valeur importante pour toi ou qui reflète l’identité que tu veux incarner. Cette première étape n’est pas qu’un simple déclencheur : elle est une affirmation de ce que tu es et de ce que tu veux devenir. En alignant ton action avec tes valeurs, tu donnes du sens à ce que tu fais et tu renforces ta motivation.

L’idée est de transformer chaque début de routine en un moment où tu te reconnectes à ce qui te définit : discipline, curiosité, persévérance ou créativité. Ce n’est pas seulement ce que tu fais qui compte, mais ce que cela représente pour toi.

Exemples :

  • Ranger en étant quelqu’un de discipliné.
  • Lire en étant quelqu’un de curieux.
  • Planifier sa journée en étant quelqu’un de responsable.
  • Expliquer un concept en étant quelqu’un de généreux.
  • S’entraîner à un exercice en étant quelqu’un de persévérant.
  • Préparer un repas en étant quelqu’un de créatif.
  • Faire du sport en étant quelqu’un qui prend soin de lui.
  • Organiser sa chambre en étant quelqu’un d’équilibré.
  • Aider un ami en étant quelqu’un de fidèle.
  • Prendre une pause en étant quelqu’un qui sait profiter.
  • S’engager dans un projet associatif en étant quelqu’un de solidaire.

Prendre rendez-vous

Choisissez le type de rendez-vous :

Mardi et jeudi en présentiel

🕑 Rendez-vous de 50 min

📍 5, place Agora à Louvain-la-Neuve

Informations pratiques

Chaque séance dure 50 minutes et revient à 70 €.

💻 Séances à distance (visio) – Vous pourrez régler la séance à la fin du rdv via un lien de paiement que je vous enverrai, soit dès maintenant par virement sur le compte BE25 9733 4644 0382 au nom de Michaël Devilliers.

🏡 Séances en présentiel – Le paiement peut se faire sur place ou dès à présent par virement sur le compte BE25 9733 4644 0382 au nom de Michaël Devilliers. 

Conditions d’annulation

Les demandes d’annulation ou de déplacement doivent être envoyées au minimum 48 heures à l’avance.
Passé ce délai, la séance est considérée comme due, sauf cas de force majeure.

Pour modifier ou annuler votre rendez-vous, merci d’envoyer un mail à :
📩 devilliers.psychologue@gmail.com
Pensez à mentionner la date du rendez-vous concerné et à préciser si vous souhaitez annuler ou reprogrammer.

Avant-Propos

Avant de vous lancer dans ce module

Ce module est un peu particulier. Son objectif est d’explorer la dimension émotionnelle de cette quête : comment développer la confiance nécessaire pour avancer dans une direction encore inconnue ? Ce travail émotionnel est un prérequis essentiel  car il permet de faire émerger des envies qui pourront être explorées dans le module suivant.

Ce module ne se limite pas à des leçons théoriques, il demande une réelle expérimentation. Chaque étape devra être mise en pratique dans votre quotidien. Pour en tirer le meilleur parti, commencez ce module uniquement si vous disposez d’une journée ou d’une demi-journée libre. Si ce n’est pas possible pour l’instant, planifiez-le dans les jours à venir.

Ne vous précipitez pas à commencer sans ces conditions. Vous risqueriez de passer à côté de la pleine richesse de l’expérience.

Que voulez-vous ?